Réflexion

Ça y’est, Ignite Strasbourg #3 est sur les rails !

Pour ce nouvel Ignite, nous allons innovant en le proposant pendant… …le déjeuner.

L’événement aura lieu en même temps que le salon DevCom, le mardi 1er Juin 2010, au Palais de la Musique et des Congrès à Strasbourg.

Les autres principes restent les mêmes, il suffit de présenter une idée, un projet, un produit, un service ou ce que vous voulez, pendant 5 minutes en 20 slides qui avancent automatiquement toutes les 15 secondes.

Une autre innovation de cette édition est le broadcast vidéo live assuré par MLG Consulting, ce qui peut impliquer quelques contraintes.

Vous voulez présenter ? C’est simple, contactez-nous à ignitestrasbourg à gmail.com. Nous prendrons la moitié de ce que nous prenons habituellement, soit 9 sessions.

Pour en savoir plus:

Cette semaine, j’ai rencontré Sandrine André. Sandrine a pour mission le développement de l’économie numérique dans la CUS (pour laquelle elle travaille) et, par extension, cela aura une influence sur le territoire alsacien.

Sandrine viendra à l’inauguration de The Connecting Place, la nouvelle « venture » de Gilles Auberger et à la remise des résultats de TEN, le 11 mai 2010 (à 14h).

On me pose souvent la question de l’Open Source. Qu’est-ce que tu en penses ? Est-ce que tu l’utilises ? Est-ce que tu participes ?

J’ai rencontré beaucoup de gens dans ma carrière (et j’espère en rencontrer encore plus). J’ai beaucoup échangé autour du sujet avec des pro-Open Source, des opposants, des ayatollahs…

Pour moi, l’Open Source est une arme économique.

Logo de la fondation Mozilla, devant leur porte

Quand j’ai donné des cours à l’Université de Strasbourg, j’ai expliqué à de jeunes étudiants que l’Open Source n’était pas synonyme de gratuité. Certes, tout le monde le dit, mais qui le démontre ? Nous avons ainsi compté le coût total de possession (TCO – Total Cost of Ownership) d’une base de données commerciales et d’une base de données type Open Source dans un environnement d’entreprise (où on n’économise pas sur le support). Notre « cas d’école » a démontré que la base commerciale était, au final moins cher.

Est-ce que cela veut dire que je suis contre ?

Non, l’Open Source a permis une concurrence qui n’existait plus, mais il faut tout de même faire attention à qui est derrière…

OpenOffice est le concurrent « open » de Microsoft Office. OpenOffice n’est pas self-substainable financièrement. En clair, pour qu’OpenOffice continue à être développé, il faut y injecter de l’argent. Qui injecte de l’argent ? Sun Microsystems qui avait, à l’époque, acheté StarOffice… Sun vient d’être racheté par Oracle… On peut dire beaucoup de choses sur Oracle, mais une chose est sûre, ce ne sont pas de grands fans de l’Open Source…

La fondation Mozilla édite et développe Firefox, mais leur source de revenue est assurée par Google grâce à vos recherches – à chaque fois que vous faites une recherche Google dans Firefox, Google reverse une « dime » à la fondation…

Eclipse a été l’arme d’IBM pour lutter contre les nouveaux outils de développement de Microsoft, dixit Bernie Spang d’IBM, à l’origine de l’initiative.

Il reste des causes nobles comme Apache, GNU… mais bon, j’avoue, je n’ai pas encore gratté.

Je ne me plains pas. Je ne suis pas contre. Je voudrais simplement qu’on ne me dise pas que l’Open Source c’est merveilleux et que c’est une forme de Saint Graal du logiciel, car ce n’est pas vrai. La génération spontanée de lignes de code, je n’y crois pas…

En conclusion, j’aime beaucoup l’Open Source. Je l’utilise beaucoup et nous (l’équipe) essayons de participer à son amélioration avec nos faibles moyens, mais nous ne sommes (et nous ne serons probablement jamais) exclusifs. L’industrie du logiciel évolue en permanence. Les sociétés éditrices utilisant l’Open Source et le libre l’utilisent comme des armes économiques. Elles ne sont pas Mère Theresa.